Conjoint survivant : droits successoraux et exonération fiscale

Le conjoint survivant hérite selon la composition familiale et bénéficie d'une exonération totale de droits de succession depuis 2007. Sa part peut être améliorée par testament ou donation entre époux.

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Équipe SimulezVotreMort.fr
Publié le 13 juillet 2026

Définition du conjoint survivant

Le conjoint survivant est l'époux ou l'épouse du défunt en vie au moment du décès. Depuis la loi du 3 décembre 2001, il est devenu un héritier légal à part entière — et depuis la loi TEPA du 21 août 2007, il bénéficie d'une exonération totale de droits de succession.

Sa part successorale varie selon la composition familiale au moment du décès.

⚠️ PACS vs mariage : Le partenaire de PACS bénéficie de la même exonération fiscale totale que le conjoint marié. En revanche, un simple concubin n'est pas héritier légal et est taxé à 60 % après 1 594 € d'abattement seulement.

Part successorale du conjoint selon la situation familiale

Situation familialePart légale du conjointOption disponible
Enfants communs uniquement1/4 en pleine propriétéOu totalité en usufruit (au choix du conjoint)
Enfants d'un autre lit (même partiel)1/4 en pleine propriétéAucune option — pas d'usufruit total possible
Pas d'enfants, père et mère présents1/2 en pleine propriétéPère et mère reçoivent chacun 1/4
Pas d'enfants, un seul parent3/4 en pleine propriétéParent survivant reçoit 1/4
Aucun héritier (1er et 2ème ordre absents)Totalité

Droits viagers du conjoint sur le logement

Indépendamment de ses droits successoraux, le conjoint survivant bénéficie de droits spécifiques sur le logement familial :

Comment améliorer la protection du conjoint ?

La donation entre époux (ou donation au dernier vivant) permet d'octroyer au conjoint une option plus favorable : totalité en usufruit, ou quotité disponible en pleine propriété. L'assurance-vie permet également de transmettre des capitaux hors succession en totale franchise fiscale.

Trois outils principaux pour renforcer les droits du conjoint :

Exemple chiffré : succession avec conjoint, 2 enfants communs

Patrimoine du défunt : 600 000 € (hors régime légal, donc après liquidation communauté).

Choix du conjointPart conjointPart enfant 1Part enfant 2Droits à payer
1/4 en pleine propriété150 000 € (PP)225 000 € (PP)225 000 € (PP)0 € (conjoint exonéré) + 14 244 € × 2 (enfants)
Totalité en usufruitUsufruit sur 600 000 €Nue-propriété 300 000 €Nue-propriété 300 000 €0 € immédiat (droits reportés au décès du conjoint)

💡 Choisir l'usufruit total avantage le conjoint (il gère les biens jusqu'à son décès) mais retarde les droits pour les enfants. Choisir 1/4 PP donne aux enfants une part immédiate sur laquelle ils règlent les droits maintenant.

Assurance-vie et conjoint survivant

Les capitaux d'une assurance-vie transmis au conjoint survivant bénéficient d'une exonération totale — indépendamment du montant et de l'âge au moment des versements. C'est la raison pour laquelle l'assurance-vie est l'outil n°1 pour protéger son conjoint :

Questions fréquentes

Le conjoint hérite-t-il automatiquement ?

Oui, le conjoint marié hérite automatiquement selon les règles légales. Il n'a pas besoin de testament pour recevoir sa part. Cependant, la part légale peut être insuffisante (seulement 1/4 en présence d'enfants). Un testament ou une donation entre époux permet d'améliorer cette situation.

Quel régime matrimonial change les droits du conjoint ?

Le régime matrimonial détermine d'abord ce qui appartient au conjoint hors succession (ex : 50 % des biens communs en régime légal). Ensuite, la succession s'ouvre sur les seuls biens propres du défunt + sa part des biens communs. En séparation de biens, tous les biens au nom du défunt entrent dans la succession, ce qui peut être défavorable au conjoint.

Le conjoint paie-t-il des droits de succession en France ?

Non. Depuis la loi TEPA du 21 août 2007, le conjoint marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession, quel que soit le montant hérité. Cette exonération est d'ordre public : elle s'applique automatiquement, sans démarche particulière.

Un concubin a-t-il les mêmes droits qu'un conjoint marié ?

Non, le concubin (union libre) n'est pas héritier légal. Sans testament le désignant, il ne reçoit rien. Même avec un testament, il est taxé à 60 % après seulement 1 594 € d'abattement. L'assurance-vie avec désignation de bénéficiaire est la meilleure solution pour transmettre au concubin sans droits excessifs.

Que se passe-t-il en cas de divorce en cours ?

Le divorce prononcé met fin aux droits successoraux du conjoint. Si le décès survient pendant la procédure de divorce (avant le jugement définitif), le conjoint conserve ses droits d'héritier légal et son exonération fiscale. La séparation de fait (sans divorce) ne modifie pas les droits successoraux.

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