Héritage sans testament : qui hérite et dans quel ordre ?

Sans testament, la loi organise la succession selon des règles précises fondées sur le lien de parenté. Voici qui hérite, dans quel ordre et pour quelle part — selon votre situation familiale.

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Équipe SimulezVotreMort.fr
Publié le 13 juillet 2026

Chaque année, des milliers de successions s'ouvrent sans testament. Dans ce cas, c'est le Code civil qui détermine qui hérite et dans quelle proportion. Ces règles, dites de dévolution légale ou de succession ab intestat, reposent sur un système d'ordres et de degrés de parenté.

La dévolution légale ab intestat

La dévolution légale désigne l'ensemble des règles qui s'appliquent automatiquement en l'absence de testament. La loi organise la transmission selon deux critères :

L'ordre des héritiers légaux

OrdreHéritiersCondition
1er ordreDescendants (enfants, petits-enfants…)Excluent tous les autres héritiers (sauf conjoint)
2e ordrePère et mère + frères, sœurs et leurs descendantsS'applique seulement si pas de descendants
3e ordreAscendants ordinaires (grands-parents)S'applique si pas de descendants ni parents ni fratrie
4e ordreCollatéraux ordinaires (oncles, tantes, cousins)S'applique en dernier recours

Le conjoint marié et le partenaire pacsé viennent en concurrence avec le 1er et le 2e ordre selon des règles spécifiques. Le concubin, lui, n'hérite jamais légalement.

Les quotes-parts selon la situation familiale

Défunt marié avec des enfants

Défunt marié sans enfant

Défunt pacsé sans enfant

Le partenaire pacsé n'a pas de vocation successorale légale. Il ne peut hériter que par testament. Sans testament, les parents, frères et sœurs héritent. C'est une différence importante avec le mariage.

Défunt célibataire avec enfants

Les enfants héritent de la totalité, à parts égales entre eux.

Défunt célibataire sans enfant

Les parents héritent à parts égales (1/2 chacun). En cas de décès d'un parent, sa part revient à ses propres héritiers (frères et sœurs du défunt). Si aucun parent ni aucune fratrie n'existe, les ascendants du 3e ordre, puis les collatéraux ordinaires, héritent.

📌 Le droit de retour : Certains biens donnés par les parents au défunt peuvent "retourner" dans la famille du parent donateur, même si le conjoint est héritier. C'est le droit de retour légal (article 738-2 du Code civil), applicable aux biens reçus en donation qui existent encore en nature dans la succession.

Pourquoi faire un testament ?

La dévolution légale ne correspond pas toujours aux volontés du défunt. Un testament permet de :

→ Héritage avec testament : ce qui change par rapport à la loi

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Questions fréquentes

Qui hérite en l'absence de testament ?

Sans testament, la loi désigne les héritiers selon un ordre de priorité : 1er les descendants, 2e les père et mère avec les frères et sœurs, 3e les ascendants ordinaires, 4e les collatéraux ordinaires. Le conjoint marié hérite en concurrence avec ces ordres selon sa quote-part légale.

Le conjoint hérite-t-il sans testament ?

Oui. Le conjoint marié hérite légalement même sans testament. En présence d'enfants, il reçoit 1/4 en pleine propriété (ou l'usufruit total si tous les enfants sont communs). Le partenaire pacsé, en revanche, n'a pas de vocation successorale légale sans testament.

Que devient la succession sans héritier ni testament ?

Si aucun héritier légal n'existe jusqu'au 6e degré, et sans testament ni legs, les biens reviennent à l'État. C'est la déshérence. La procédure est gérée par le service des Domaines (DNID).

Peut-on modifier la dévolution légale sans testament ?

Non, sans testament les règles légales s'appliquent automatiquement. Seul un testament permet d'organiser autrement sa succession, dans les limites de la réserve héréditaire. L'assurance-vie permet également de transmettre hors succession à un bénéficiaire désigné.